EbookLa Vie incertaine, roman
Éditeur :Ginkgo éditeur
Date Parution :
Langue : français
Code Dewey :843

La Vie incertaine

roman

EAN13 : 9782846791410

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1950. Deux adolescents, le bachot, les sens qui s'éveillent, mais c'est le sens de la vie qui les taraude. Après l'existentialisme, avant les beatniks, on veut courir les filles et courir après un but. Le But. Germain prend la route et travaille de ferme en chantier. Marc, lui, croit trouver un secret de famille et se recherche un père.
EXTRAIT
Avoir la rigueur envers soi-même de Germain, sa volonté, son autorité ; être autre, non pas endosser le destin d'un autre. Il n'aurait pas voulu échanger sa vie pour celle de Germain, mais mettre dans sa peau un autre caractère, dont il n'aurait pas honte ; avoir le pouvoir tout au moins de se transformer soi-même : effacer certains défauts gênants, développer des qualités absentes, être à ses propres yeux non pas parfait, il ne le désirait pas, mais un mélange acceptable de bons et de mauvais côtés. Il aurait aimé trouver en lui certains travers : être brutal, emporté, entêté... au lieu de certaines faiblesses, de son indécision et de sa timidité.
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
L'auteur est à suivre de près : il est intelligent, direct et parfois émouvant. - Albert Camus
À PROPOS DE L'AUTEUR
Michel Polac, né en 1930 et mort en 2012, est écrivain, cinéaste, homme de radio et de télévision, chroniqueur littéraire à Charlie Hebdo. En 1956, il publie son premier roman La Vie incertaine sous le parrainage de Jean Paulhan et d'Albert Camus.
« J'ai commencé ce roman à vingt-deux ans cloîtré dans une cabane à 1 000 mètres en Norvège, au-dessus d'un fjord d'un vert irréel [...] avec comme seule obsession le « pourquoi vivre ? » et non le « comment », ce qui se traduit aussi pour moi par « pourquoi écrire », et non comment ? On peut dire que j'écrivais pour ne pas me suicider : enfant de la guerre je ne trouvais pas ce monde vivable. [...]
J'ai mauvaise conscience (et une réelle inquiétude) au moment de laisser reparaître La Vie incertaine, cinquante ans après sa publication chez Gallimard : un demi-siècle, c'est redoutable. [...] La Vie incertaine avait au moins ce naïf et pur élan de la jeunesse expérimentée, une sincérité sans apprêts, une écriture sans originalité que je revendiquais, [...] je cherchais le naturel que je croyais propre à l'adolescence ».

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